Et voilà, c’est le jour J. Comme l’année dernière, il faut reprendre le chemin de l’université, ton Eastpak vissé sur l’épaule droite, le bombers noir ouvert et les Converse nouveau modèle aux pieds. Et, vous le savez, chaque année, après cette longue période de vacances, troquer sa valise emplie de vêtements légers et de souvenirs de voyage par un sac à dos plein à craquer de livres et de cahiers – bon OK, à la fac, on doit le reconnaître, ça ne ressemble plus trop à ça – entame le courage acquis en juin après avoir brillamment validé son passage en classe supérieure. Qu’importe, quand faut y aller, faut y aller. Retour dans le grand bain, des amphis surchargés d’élèves qui n’arrivent même pas tous à trouver un siège pour s’asseoir, des cours théoriques inintelligibles donnés par des profs qui ne veulent pas utiliser le micro parce qu’en réalité ils ne comprennent toujours pas comment ça fonctionne, la sensation de suffoquer comme un poisson sans eau dans son aquarium… Et à la fin de cette journée interminable, tu ranges tes affaires, tu te lèves, tu visses ton Eastpak sur ton épaule gauche – il faut bien user les deux bretelles uniformément – et tu rentres chez toi, retires ton bombers, tes Converse et tu poses ton sac à dos, qui ne bougera pas de sa place jusqu’à demain matin.
Et pour accompagner mon texte, un dessin de ma composition 🙂

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