Bien le bonjour !
Eh oui, c’est encore moi ! Et, pour changer, que vais-je donc raconter dans mon article consacré à la langue française ? Vous ne voyez pas ? Vous voulez un indice ?
O.K., en voici un ! Je ne vais surtout pas parler de prétérition, figure de style qui repose sur le fait de feindre de ne pas dire quelque chose en l’énonçant très clairement. Ah ? Je l’ai fait ? Bon d’accord, la mise en application était facile.
Comme vous l’avez peut-être compris, j’ai donné la réponse et la définition dans mon indice pour expliquer par un exemple concret ce qu’est une prétérition. Dans le cas présent, je parle bien entendu de la figure de style.
Mais, à quoi ça sert ?
En voilà une excellente question. Mais pour commencer, je vais quand même préciser que la prétérition peut aussi être nommée paralipse ou encore prétermission (source : Gradus – Les procédés littéraires de Bernard Dupriez).
Mais revenons-en à la définition ! Il s’agit donc d’une figure de rhétorique qui consiste à ne pas parler de quelque chose tout en le faisant quand même.
Exemple : Je ne te dirai pas que je t’avais prévenu !
Comme vous pouvez le constater, cette figure de style joue sur le paradoxe qui met en exergue l’action du contenu et le contenu lui-même.
On peut également trouver des cas de prétéritions dites résumées : Je n’avouerai pas qu’il s’est confié à moi…
Ou encore des demi-prétéritions : Je n’ai pas besoin de vous dire que…
Et voici encore une autre forme de prétérition, celle qui consiste à faire croire que l’on ne veut pas faire quelque chose que l’on est en train de faire justement : Je ne veux pas vous déranger, mais…
On en use aussi pour se faire oiseau de mauvaise augure : Je ne souhaite pas sa mort, je ne force la main à personne… mais s’il lui arrivait un accident de quelque sorte que ce soit, cela nous libérerait d’un grand poids.

Comme vous pouvez le constater – et encore je n’ai pas donné tous les types et exemples qui existent -, la prétérition s’emploie de manières très diverses et l’on s’en sert sûrement bien plus souvent qu’on ne l’imagine.
Et vous, en connaissez-vous quelques exemples rencontrés dans vos lectures et entendus au cours d’une conversation ? Si tel est le cas, je vous invite à partager vos pépites en commentaires. C’est toujours un régal de découvrir de tels usages des figures de style, que ce soit volontaire ou non !

À vos claviers 🙂
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